L'herbe éperdue se dénude sur le rocher blanc,
A en devenir presque minérale.
Ainsi va l'absence et sa cohorte de pertes insoutenables
Comme la Pierre
Comme la pierre égratignée et déchirée par les intempéries,
Je me sens trouée par la vie et ses effractions.
J'ai besoin de déposer mes mots déchiquetés,
Mes histoires broyées et le tension des longues nuits
Qui m'accompagnent tout au long du chemin.
La Falaise Borne...
La falaise borne de sa force la mer grise des vents d'Est.
L'immensité de cet éternel présent m'engloutit avec ma solitude
La Pluie Et Le Vent
La pluie et le vent ont inscrit dans la pierre
Des morceaux de vie chaotique.
Evénements anciens et blessures cachées se relient
Tout affleure et se risque
Dans les pleins et les vides d'une parole partagée.
Les Calanques
Les calanques m'ont apprivoisée.
Comme moi, écoute au delà de ce que tu vois.
Franchis la porte du Magicien des peurs !
Peignée
Peignée aux quatre vents, l'herbe à la poudre « Brise-chagrin »
S'abrite dans les stries de pierre
Tu sais, elle calme et aide à chavirer dans le plaisir de l'oubli.
Je la regarde et me vide de mon désamour
Et des images affolées
Qui m'assaillent, impossibles à endiguer
Telle La Puissance
Telle la puissance vitale des destins impossibles,
Tu t'accroches à la vie avec ses terribles tempêtes
Et hantes le vent sans jamais le posséder.